Un soir sans soleil au fil de l'horizon
Puisque mes yeux n'ont pu approcher ton image
Un voile de ténèbre, comme un mur de prison,
Et ce corps que je traîne d' un coeur à peine sage,
Je te rejoins trop vite pour désserter ma peine
Et dans tes bras il reste un peu de ma souffrance
L'étoile qui se léve se voudrait diadème
Au creux de la chaleur où ton parfum s'élance
Pour te voir à mon cou, il faudra que je dorme
Et rire de mes peurs, croire à ce qui me fait vivre
Même si le jour venu je perdrai ton regard
Dans l'aube trop vielle qui nous rend au hasard,
Nous devrons se séparer ce bonheur que tu tisses
Et attendre la nuit, où ton ombre s'esquisse.